Un veinotonique pour protéger les valves de la destruction - 27/10/2005

Une étude publiée dans l’European Journal of Vascular and Endovascular Surgery apporte de nouveaux éléments sur l’efficacité des veinotoniques chez l’animal, et sur leur rôle dans l’inhibition du retour veineux et de l’inflammation des valves veineuses.

Les auteurs ont étudié chez le rat le mécanisme de destruction des valves veineuses dans la maladie veineuse chronique, et ont évalué les résultats du traitement avec des fractions flavonoïques purifiées micronisées (FFPM), composants essentiels des médicaments veinotoniques et notamment du Daflon étudié dans cette étude.

Selon l’hypothèse de base, l’hypertension veineuse est à l’origine de l’insuffisance veineuse. C’est elle qui va provoquer l’altération des valves et entraîner leur incapacité à fonctionner correctement. Pour créer ce modèle, les auteurs ont augmenté artificiellement la pression dans la veine fémorale du rat en faisant communiquer une artère et une veine, pendant une période de 3 semaines.

En réponse à cette augmentation chronique de pression veineuse, une réaction inflammatoire se produit au niveau des valves : les feuillets qui constituent les bords libres des valves sont infiltrés par des marqueurs de l’inflammation (granulocytes, monocytes, et lymphocytes T). Beaucoup de cellules endothéliales des valves meurent. La réaction inflammatoire peut ensuite entraîner le dysfonctionnement des valves veineuses. Elles deviennent progressivement incompétentes, à cause du raccourcissement des feuillets et de la dilatation de la veine. Cela va conduire au reflux veineux et à l’élévation de la pression veineuse en amont. Les FFPM (ici, Daflon 500) semblent agir à ce niveau, en supprimant les dommages infligés aux structures valvulaires. Ils retardent également l’apparition du reflux veineux, et diminuent de façon significative le volume de sang qui reflue. Ces bénéfices sont proportionnels à la dose de FFPM administrées. Le Daflon 500 montre ici sa capacité à protéger les valves veineuses dans des situations chroniques, comme par exemple dans ce modèle d’hypertension.

Reste à voir maintenant dans quelle mesure les résultats de cette étude sont applicables à l’homme souffrant d’insuffisance veineuse.

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