« Maladies veineuses : de vraies convergences européennes et nord-américaines » - 19/02/2004

Le Quotidien du Médecin - Les journées internationales francophones d’angiologie sont l’occasion de rappeler les conséquences des différentes prises en charge de la maladie veineuse en Europe et dans les pays d’Amérique du nord.

Le docteur Jean-Jérome Gueix, président de la Société Française de Phlébologie fait le point sur la situation en France.

La phlébologie est une spécialité ancienne et reconnue. La SFP rassemble les 2/3 des praticiens et ses actions concernent aussi bien des programmes de recherche que des campagnes d’information du grand public comme la semaine nationale d’information et de prévention des maladies veineuses (8-14 mars 2004). La maladie veineuse touche 18 millions de français (profil de la personne à risque et répercutions de la maladie). Il existe un large éventail de traitements disponibles, au nombre desquels les phlébotropes qui ne représentent que 1,65% des médicaments remboursés.

Aux Etats Unis, la situation est inverse explique le professeur Gloviczki, président de l’American Venous Forum, les médecins phlébologues sont peu nombreux et l’on ne trouve pas de phlébotropes.

La maladie n’est pas soignée précocement alors que des études ont montré les économies que cela permettrait de réaliser sur la prise en charge. Cependant, le point de vue des médecins américains évoluent et ils s’intéressent de plus en plus aux soins tels qu’ils sont pratiqués en France.

En Italie où les phébotropes ne sont plus remboursés, les consultations médicales pour la pathologie veineuse ont baissé ainsi que les dépenses de médicaments et, dans le même temps, le nombre des hospitalisations a augmenté. L’étude présentée par la professeur Allegra comparant le coût de la prise en charge en Italie avant et après la réforme, montre que finalement, les mesures qui devaient permettre des économies, se traduisent par une augmentation des dépenses.

En Espagne, la méthode choisie a évité le « tout ou rien ». Les médicaments ont été évalués et seuls ceux qui sont efficaces continuent a être remboursés pour la plus grande satisfaction des médecins et des patients, explique le docteur Marinel Lo, président du chapitre espagnol de phlébologie.

 

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