Troubles associés

Souvent associés à la maladie veineuse on retrouve 5 troubles spécifiques

La constipation

On est autorisé à parler de constipation lorsque le délai d'émission des selles est régulièrement supérieur à 3 jours. La constipation provoque une hyperpression abdominale qui favorise les reflux par phénomène mécanique sur la veine fémorale et les veines pelviennes. Les mesures les plus immédiates seront hygiéno-diététiques boire davantage, consommer des céréales, du pain complet, des crudités, des salades, faire de l'exercice ... On y adjoindra au besoin des mucilages qui agissent mécaniquement en augmentant le volume des résidus contenus dans le côlon. Les laxatifs irritants sont à proscrire. On leur préfère les suppositoires à la glycérine. Dans certains cas la constipation reste rebelle à ces mesures. N'hésitez pas à consulter votre médecin.

Les hémorroïdes

Elles concernent les veines de l'anus (hémorroïdes externes visibles) et les plexus artério-veineux (hémorroïdes internes non visibles), vaisseaux de la paroi du rectum avec lesquels elles communiquent.
La maladie hémorroïdaire est une pathologie bien distincte des varices. Elle met certes en jeu une fragilité de la paroi du vaisseau, mais l'excès de pression qui entraîne la dilatation serait due tantôt à une constipation, tantôt à un accroissement subit du débit sanguin. Les veines de l'anus en effet sont directement connectées aux vaisseaux du tube digestif, dont le flux augmente brutalement après un gros repas, un abus d'épices ou un écart d'alcool.
Il y a des mesures hygiéno-diététiques évidentes (éviter les compressions abdominales, la multiplication des repas plantureux, soigner sa constipation).
En cas de douleurs ou d'hémorroïdes extériorisées de façon importante, mieux vaut consulter un proctologue. Certains médicaments phlébotropes ont démontré leur efficacité sur les signes cliniques liés à la crise hémorroïdaire.

Les pieds creux

Les « pieds creux » sont volontiers variqueux. La raison n'est pas claire. On constate cependant chez eux que la semelle veineuse a peu d'efficacité assurant une chasse sanguine médiocre.
Le pied est une merveille architecturale dont chaque os, chaque muscle, chaque articulation fonctionne avec une synergie parfaite. L'angle entre astragale et calcanéum détermine l'allure de la voûte plantaire. Elle est affaissée en cas de « pieds plats », cambrée en cas de « pieds creux ».

A la marche, les « pieds creux » surélèvent les talons et donnent l'impression de « marcher sur des oeufs ». Le mouvement de la pompe veino-musculaire de la jambe est diminué, réduisant considérablement les moyens de chasse veineuse vers le haut, ce qui favorise la stagnation sanguine.
Les « pieds creux » ont besoin d'un talon bottier de 3-5 cm. Les semelles orthopédiques sont utiles mais en pratique rarement portées. Par contre, des barres d'appui spéciales, placées à l'intérieur de la chaussure soulagent le patient 8 fois sur 10. Elles corrigent la statique plantaire et rétablissent les mouvements de la pompe veino-musculaire.

La transpiration

Les médecins parlent d'hyperhydrose. ll importe de distinguer l'excrétion des glandes sébacées, qui est une sueur grasse éliminée uniquement lors de l'effort, de l'excrétion des glandes sudoripares qui est une sueur non grasse (faite d'eau, d'ions, de métabolites) éliminée par la chaleur et seule ici concernée. Les glandes sudoripares, en effet, participent avec les veines superficielles à la thermorégulation de l'organisme. Mains, pieds moites et varices vont souvent de pair, sans qu'il y ait de cause à effet mais plutôt un dérèglement commun.
Le traitement peut-être difficile. La ionophorèse donne parfois des résultats. Elle consiste à tremper les extrémités (pieds et mains) dans un bac d'électrolytes où une grille métallique fait passer un courant. La ionophorèse permettrait d'épaissir la couche cornée de la peau et de bloquer en partie l'excrétion sudoripare.

La cellulite

Les spécialistes des troubles de la circulation des jambes, angiologues et phlébologues, sont quotidiennement impliqués dans les problèmes de cellulite, mais plusieurs mécanismes sont évoqués : mauvais retour veineux, insuffisance lymphatique, trouble de la microcirculation, rétention d'eau.

> La cellulite : un problème de circulation sanguine ?

Parallèlement aux facteurs génétiques et hormonaux, les troubles de la circulation sanguine sont rencontrés au moins dans un cas de cellulite sur trois. A tel point qu'il faut parler non pas d'une seule mais de plusieurs sortes de cellulite.

Certaines cellulites sont purement graisseuses, d'autres s'accompagnent d'une rétention d'eau ou d'une mauvaise circulation sanguine.

Il y a des différences dans la consistance à la palpation, et dans le degré d'infiltration cutanée.
Lorsque la cellulite s'accompagne d'une infiltration cutanée majorée en fin de journée, ou aggravée par l'exposition à la chaleur, il faut évoquer un trouble de la circulation veineuse. De même, la répartition de la cellulite sur les hanches et les jambes donnent une indication plus l'infiltration cellulitique touche les faces internes des genoux ou les chevilles, plus la participation veineuse ou lymphatique est probable.

Enfin, certains signes d'accompagnement sont évocateurs : tendance à faire des bleus facilement sur les jambes, apparition de marbrures sur la peau, de varicosités ; sensation de jambes lourdes, de crampes nocturnes, de fourmillements ou d'impatiences dans les jambes.

Tous ces signes traduisent un trouble de la circulation sanguine.
Par ailleurs, plusieurs études ont montré qu'une mauvaise circulation pouvait retentir directement sur les tissus graisseux.

> Que peut-on faire ?

Tout d'abord il faut s'assurer de la réalité d'une atteinte de la circulation veineuse ou lymphatique auprès de son médecin traitant.
S'il s'agit d'une cellulite purement graisseuse, sans aucun oedème, ni dilatation des vaisseaux veino-lymphatiques, ni rétention d'eau, certains traitement seront d'emblée inutiles : la contention, la pressothérapie, le drainage lymphatique manuel et la mésothérapie.

Le traitement reposera sur les méthodes agissant directement sur la cellule graisseuse.

- S'il s'agit d'une cellulite avec infiltration cutanée et troubles de la circulation veineuse ou lymphatique, le traitement des troubles vasculaires aura toujours priorité.

- S'il s'agit d'une insuffisance veineuse modérée se manifestant par des lourdeurs de jambe, ou des gonflements, ou des varicosités visibles sans aucune atteinte des veines saphènes, le traitement repose sur l'association de médicaments phlébotropes, et de soins spécialisés de kinésithérapie : massage vasculaire, gymnastique spécifique, balnéothérapie. Dans ce cas de figure, l'ensemble des soins agissant sur la circulation seront indiqués contention, mésothérapie, sclérothérapie.

- En cas de varices visibles, associées à la cellulite un bilan par examen échographique et Doppler est nécessaire. Le traitement doit comporter la correction de l'insuffisance veineuse parallèlement aux soins apportés pour la cellulite.

Les soins locaux à domicile sont toujours à conseiller : douches froides sur les membres inférieurs, surélévation des jambes, massage circulatoire depuis le bas vers le haut, pratique d'une activité physique spécifique (marche, natation, bicyclette), adaptation des vêtements, en évitant les strictions vestimentaires et les chaussures inadaptées.