Les personnes concernées en France

Ce qu’il faut retenir

Les nouvelles données épidémiologiques peuvent se résumer en trois notions : la fréquence de la maladie veineuse augmente dans la population française, elle touche des tranches d’âge de plus en plus jeunes, ses contours sont mieux définis grâce à la nouvelle classification CEAP.

Aujourd’hui en France, plus de dix-huit millions d’adultes, soit 57 % des femmes et 26 % des hommes se plaignent de troubles de circulation veineuse des jambes ; parmi ces adultes, près de dix millions ont des varices visibles (1). La prévalence de la pathologie veineuse des jambes augmente avec l’âge, mais les femmes sont concernées plus tôt dans leur vie.

En particulier, la maladie veineuse touche des tranches d’âge de plus en plus jeune (14 à 25 ans) (2) (3).


Maladie veineuse débutante
chez une jeune fille de 14 ans

Enfin, l’image d’une maladie veineuse « à contour flou » s’estompe grâce à la création d’une nouvelle classification internationale : la classification CEAP, clinique, étiologique, anatomique et physiopathologique (4).
La maladie veineuse, en effet, s’exprime de multiples façons sur le plan clinique (lourdeurs de jambes, œdèmes, impatiences, crampes nocturnes, douleurs, varicosités, varices, dermites, ulcères variqueux…) sans corrélation linéaire anatomo-clinique. Il était donc nécessaire de disposer de cet outil permettant un langage commun international qui donne la possibilité de comparer les études entre elles, d’un pays à l’autre (5).
Enfin, la reconnaissance et la définition des signes précoces de la maladie veineuse chez le sujet jeune amènent à développer une démarche préventive (6).

1 - Floury N.C., Guignon N., Pinteaux A.
Données sociales 1993, la société française.
Edition INSEE, Paris, 1996.

2 - Blanchemaison Ph.
Epidémiologie de l’insuffisance veineuse chronique des membres inférieurs.
Phlébologie, 1997, 50, 2, 293-6.

3 - Schadeck M.
Etude par le Duplex des grandes saphènes de l’enfant : calibres, reflux et conséquences thérapeutiques.
Phlébologie, 1996, 49, 4, 413-418.

4 - Cazaubon M.
La classification CEAP de l’insuffisance veineuse chronique.
Angiologie, 1998, 50, numéro spécial.

5 - Perrin M.
Où en est-on avec la classification CEAP de la maladie veineuse chronique ?
Phlébologie, 2003, 56, 3,285-287.

6 - Blanchemaison Ph.
Dépistage précoce de l’insuffisance veineuse chronique des membres inférieurs.
Act. Vasc. Int., 1998, 62, 13-18.

La fréquence de l'insuffisance veineuse chronique des membres inférieurs augmente en France et dans l'ensemble des pays industrialisés laissant supposer que l'hérédité n'est pas seule en cause. Elle peut apparaître chez des personnes très jeunes, dès l'adolescence. En revanche la fréquence des complications diminue, ce qui amène à penser que les traitements médico-chirurgicaux employés à temps sont efficaces.

Aujourd'hui, en France, 18 millions d'adultes, soit 57% des femmes et 26% des hommes, se plaignent de problèmes de circulation veineuse des membres inférieurs. Parmi eux, 10 millions déclarent avoir des varices. La prévalence de la pathologie veineuse augmente avec l'âge et les femmes sont concernées plus tôt dans leur vie. (Données Sociales 1996, INSEE).

Prévalence des problèmes de circulation

L'insuffisance veineuse chronique des membres inférieurs touche en fait le tiers des Français en période d'activité professionnelle et plus de la moitié après l'âge de la retraite.

Cette maladie se présente de différentes façons dans la population française :

  • 50% des personnes atteintes souffrent d'insuffisance veineuse sans traduction clinique importante.
  • 7% sont porteurs d'ulcères de jambe chez les personnes de plus de 80 ans.

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