Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la santé n’est pas seulement l’absence de maladie. C’est aussi un état de bien-être physique, mental et social. Or lorsque l’on souffre de maladie veineuse chronique, ce bien-être peut être altéré par des troubles du sommeil, des limitations à la marche, aux voyages, des difficultés dans le travail. La pathologie veineuse représente pour certains un véritable handicap personnel et professionnel. C’est pour cela que la notion de qualité de vie doit être inhérente à l’évaluation de la maladie veineuse chronique : impossible de juger uniquement sur l’aspect clinique étant donné les multiples impacts que la maladie peut avoir sur la vie quotidienne. Ces impacts peuvent désormais être quantifiés, objectivés, grâce à des questionnaires de qualité de vie : génériques ou spécifiques à la pathologie veineuse, ils prennent en compte l’avis du malade et son ressenti, souvent différents de l’a priori du médecin… Un médecin qui utilise généralement peu les questionnaires mais qui peut essayer d’évaluer la qualité de vie de ses patients avec quelques questions spécifiques, sur la gêne causée par la maladie ou sur l’évolution liée à un nouveau traitement par exemple. Toutefois, pour évaluer réellement l’impact d’une thérapeutique sur la qualité de vie, il faut des études précises, utilisant les échelles. Et dans la maladie veineuse, on les compte encore sur les doigts de la main.
Hélène Jolly