Performances fonctionnelles

Les insuffisants veineux s'expriment et donnent leurs idées : 188 déclarations de patients classées en 5 grands thèmes

Le retentissement fonctionnel est très spécifique de la pathologie : problème de fonctionnement physique et de mobilité, restrictions dans les actes de la vie courante.

Capacités motrices

La pratique de la marche est considérée comme une forme de traitement :
"Il faut bouger, toujours circuler, marcher beaucoup tous les jours". "ça soulage les jambes, les chevilles".
Même si, pour certains : "on se force un peu", "on marche moins vite" : bien sûr, "à la longue, on a des douleurs, on fait moins de chemin".

Par contre, des limitations très spécifiques apparaissent dans des postures très précises s'accroupir, se baisser, s'agenouiller, monter les étages, monter sur une échelle...

Le lever est difficile et l'on évoque la "difficulté à se mettre en train le matin", "les jambes fatiguées dès le matin".

Les fins de journée sont éprouvantes : "on se fatigue vite", "on se traîne". Il y a une "fatigue globale".

Limitations dans les actes de la vie quotidienne

Elles constituent autant d'obstacles à la réalisation de tâches matérielles concrètes et, de ce fait, elles permettent de quantifier l'activité du sujet beaucoup plus que ses symptômes ou son comportement.

La station debout est pénible, surtout lorsqu'elle est aggravée par l'immobilité et la chaleur. "Piétiner fatigue", que ce soit dans le métro, l'autobus, en faisant la queue ou des achats dans les grands magasins, qu'il s'agisse d'assister à des soirées, des cocktails ou d'exercer son métier.

La station assise prolongée, statique, est inconfortable, aussi bien au cinéma, au spectacle, dans les soirées, que dans l'activité professionnelle.
La station allongée immobile peut s'accompagner de gêne : on ne trouve pas la bonne position, on ressent rapidement des "fourmillements", des crampes, on a les jambes engourdies.

Restrictions dans les occupations habituelles

· dans la vie professionnelle

Elles concernent les patients qui ont, soit un travail debout prolongé (barmen, vendeuses), soit une activité statique en position assise (secrétaires).

Les atteintes sont ressenties à des degrés divers. Pour certains, on "n'a pas le choix", "il faut continuer", "prendre sur soi". En tout état de cause, la gêne altère la productivité sur les lieux de travail : "je dois me ménager" , "je me lève souvent", "je surélève mes jambes", "je repose mes jambes de temps en temps", "la gêne m'empêche de bosser". Parfois, les difficultés imposent, soit un changement de poste de travail ("un travail fatigant n'est plus possible", "je devrai changer d'activité si cela continue"), soit même une réorientation de l'activité professionnelle elle-même, certains ayant dû changer de profession (restauratrice). Cependant, peu de demandes d'arrêts de travail sont rapportées.

· dans les activités domestiques

Les limitations sont peu fréquentes. Certaines tâches se révèlent cependant difficiles repasser, "piétiner devant la vaisselle", s'agenouiller pour nettoyer sols et meubles bas, monter sur des échelles pour bricoler.

· dans les activités de loisirs

La pratique du sport est ambivalente : peu de limitations, sauf dans ceux considérés comme assez violents (moins de tennis), mais, à l'inverse, pratique de certains sports jugés bénéfiques (vélo, marche, natation).

De même, les baignades sont une source de soulagement ("l'eau froide fait du bien ») mais sont limitées pour des raisons esthétiques ("on ne veut pas montrer ses jambes") et cela d'autant plus que l'on doit renoncer à s'exposer au soleil après le bain.

Mobilité dans le cadre de vie

Deux éléments contribuent à la réduire. D'une part, les longs voyages en avion, en voiture, sont redoutés, du fait qu'ils imposent une position statique prolongée et que la chaleur fait gonfler" les pieds : "on hésite à voyager, parfois on renonce".

D'autre part, certaines destinations, particulièrement les pays de soleil, sont évitées. On ne prend plus ses vacances en été, ce qui peut créer des problèmes familiaux : "On envoie les enfants chez les grands parents tout l'été".

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