"VIVRE A GRANDES ENJAMBEES", L'ENQUETE SOFRES

Présentation de l'étude

Cette enquête a été réalisée par la Sofrès du 29 juillet au 3 août 1994 auprès d'un échantillon représentatif de 1 005 femmes âgées de 25 ans et plus, sous forme d'entretiens téléphoniques selon un questionnaire concernant l'ensemble des thèmes.

Objectif

O obtenir des informations sur la façon dont les Françaises perçoivent leurs
jambes, l'importance qu'elles leur accordent au quotidien, le rôle qu'elles leur attribuent, le vécu des problèmes de celles qui en souffrent et les moyens qu'elles se donnent pour conserver ou retrouver de "bonnes jambes".

Résultats

Cette étude met en évidence 4 profils bien différenciés de Françaises :

  • Les alertes (43%)

Les alertes ont de bonnes jambes, n'en souffrent jamais et leur accordent une très grande importance. On les retrouve dans toutes les catégories socio-professionnelles.

  • Les desservies (31 %)

Les desservies ont de mauvaises jambes, elles en souffrent et sont parfois handicapées dans leur vie quotidienne. Pourtant, elles considèrent que leurs jambes jouent un rôle important. Il s'agit là souvent d'agricultrices, de commerçantes, de chefs d'entreprise ou d'artisans.

  • Les insouciantes (18%)

Les insouciantes ont de bonnes jambes, en souffrent rarement mais elles ne leur accordent qu'une importance relative dans leur vie quotidienne. Ce sont essentiellement des femmes appartenant à des professions intermédiaires.

  • Les fatalistes (8%)

Les fatalistes ont de mauvaises jambes et considèrent que cela n'a que peu d'importance au quotidien. Il s'agit là surtout d'employées.


Les Françaises ont-elles de bonnes jambes ?

Les deux tiers des interviewées, ce qui représente plus de 12 millions de femmes, considèrent qu'elles ont de "bonnes jambes". Cela signifie pour elles des jambes qui les servent bien, leur permettent de se déplacer sans problème, sont plutôt esthétiques et ne les font pas souffrir.

On les trouve principalement dans les classes d'âge de 25 à 49 ans, l'état des jambes se détériorant avec l'âge.

Mais parmi elles, plus de la moitié, ce qui correspond à 7 millions de femmes, ne fait rien pour conserver ce patrimoine et seulement un tiers pratique la marche, la gymnastique ou le sport.


Les Françaises ont-elles de mauvaises jambes ?

Un tiers des Françaises interviewées, représentant 6 millions de femmes, déclare avoir de mauvaises jambes, qui altèrent leur qualité de vie

  • 76% d'entre elles en souffrent,
  • 64% sont gênées par leurs jambes,
  • 35% ont parfois des problèmes pour se déplacer.

La totalité de ce groupe ne peut marcher plus d'une heure d'affilée !

Lorsqu'on demande à ces femmes de décrire leurs problèmes de jambes, elles citent :

  • varices,
  • jambes lourdes,
  • problèmes circulatoires,
  • douleurs.

Ces problèmes sont apparus à l'âge de 34 ans en moyenne. La grossesse est la principale circonstance d'apparition de ces troubles.

Dans ce groupe, l'hérédité apparaît comme un facteur de risque important. En effet, 57% déclarent qu'un autre membre de leur famille (mère, soeur) présente les mêmes troubles qu'elles.

Les problèmes de jambes gênent la vie quotidienne et occasionnent une souffrance dans les trois quarts des cas. lis handicapent 41 % des femmes qui ont de mauvaises jambes !

Pour améliorer leur état, les trois quarts d'entre elles cherchent des solutions :

  • elles ont recours à des méthodes médicales (42%) et 35% d'entre elles prennent des médicaments,
  • elles utilisent des soins corporels (13%),
  • elles font attention à leur hygiène de vie (24 %).

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