Au niveau des jambes, la circulation du sang se fait par les artères qui amènent, depuis les cœur vers les pieds, le "bon" sang chargé d’oxygène et de nutriments pour nourrir les cellules.
Pour fonctionner correctement, les cellules rejettent des déchets et du gaz carbonique qui seront ramenés par les veines depuis les pieds vers le cœur.
Les artères véhiculent donc du "bon" sang rouge vif, qui nourrit les cellules.
Les veines transportent le "mauvais" sang, rouge foncé, qui draine les déchets et le gaz carbonique.
Or ce sang veineux doit remonter contre la pesanteur depuis les pieds vers le cœur.
Cette pesanteur, ce poids du sang à tendance à dilater les veines. Il leur faut donc avoir une paroi assez solide.
Trois mécanismes naturels permettent au sang de remonter normalement vers le cœur :
- la tonicité des parois des veines qui dépend de facteurs héréditaires, et probablement aussi alimentaires ; c’est l’un des niveau d’action des médicaments phlébotoniques ;
- la musculature de la jambe ; la plupart des veines se trouvent à l’intérieur de ces muscles qui les soutiennent. Lorsqu’ils sont insuffisamment développés pour soutenir les veines, la contention est l’un des moyens d’éviter la dilatation veineuse ;
- la respiration, véritable pompe veineuse sanguine ; à chaque expiration, le muscle du diaphragme se soulève créant une dépression abdominale ; c’est le jeu des différences de pression entre le thorax et l’abdomen qui assure l’essentiel du retour veineux au repos. Les contractions cardiaques agissent surtout sur la circulation artérielle, mais faiblement sur le retour veineux (le cœur est une pompe propulsive, mais non aspirative).
La connaissance de ces éléments permet de comprendre les conseils que l’on peut donner pour compenser, en partie, les conséquences de certains postes de travail moderne, avec station prolongée debout ou assise.