Debout, toujours debout!

Plusieurs professions sont concernées. En tout premier lieu, les métiers de la restauration où les piétinements debout sont constants.

Il faut bien comprendre que le piétinement est à distinguer de la véritable marche. Des expériences menées chez l’humain ont montré que, lors de la marche, la pression sanguine mesurée dans les veines des pieds commençait à chuter à partir du septième pas (6). C’est-à-dire qu’il faut réellement marcher pour bénéficier de l’effet de la contraction des muscles sur la chasse veineuse. Dans un café ou un restaurant, les déplacements se font sur de courtes distances, associés à de fréquentes stations debout (attente des plats, prise de commande,…).

Toujours dans la restauration, les personnes travaillant dans les cuisines sont particulièrement exposées. Aux piétinements debout s’ajoute l’atmosphère chaude et humide qui explique que l’on voit un pourcentage d’ulcères variqueux sévères particulièrement important chez les cuisiniers (7).

Également très fréquemment touchés, les personnels naviguant des avions, hôtesses de l’air et stewards, qui ajoutent aux activités de restauration les facteurs négatifs propres à l’avion : atterrissages et décollages, faible degré hygrométrique de l’air. Ce dernier favorise la concentration du sang du fait de la perte d’eau par la respiration ce qui diminue la fluidité du sang et favorise les phlébites. A ces phénomènes s’ajoute l’hypopressurisation dans l’avion correspondante à une altitude comprise entre 1 000 et 1 500 mètres. Plusieurs études attestent de l’importance et de la fréquence des douleurs de jambes, des gonflements et de la survenue précoces de complications chez les hôtesses de l’air (8)(9).

De nombreuses autres professions nécessitent des stations debout prolongées tels les coiffeurs, les chirurgiens, les agents de police et les commerçants.

La fréquence de la maladie veineuse chez les commerçants a amené à parler du "syndrome du pharmacien" qui, lui aussi, doit rester debout pendant des heures à son travail et qui est probablement mieux placé que quiconque pour compenser son insuffisance veineuse grâce à la prise de phlébotoniques et la contention, et le faire savoir auprès de ses clients.

> Même assise dans mon bureau...