Le port de charges lourdes

Jambes lourdes, gonflement des pieds et des chevilles, crampes la nuit, impatiences, douleurs dans les jambes, apparition de "bleus" survenus spontanément, veines apparentes, varicosités : tous ces signes peuvent témoigner d’une maladie veineuse débutante.

Maladie sérieuse car elle peut évoluer lentement vers des complications : au-delà de l’apparition de varices, peuvent survenir des pigmentations brunes sur les chevilles, des ulcères variqueux ou des phlébites.

Maladie coûteuse : différentes études ont permis d’évaluer le coût annuel du traitement de la maladie veineuse dans quatre pays européens ; il est de l’ordre de 1,5 à 2 % des dépenses totales de santé en France, en Allemagne et en Grande Bretagne, et 1 % en Italie (1)(2). En France, le seul département de la Gironde fait état de la perte de 230 000 journées de travail par an pour maladie veineuse.

Maladie injuste car presque toujours bénigne à ses débuts, sa gravité repose sur l’évolution insidieuse vers les complications chroniques. Elle est particulièrement fréquente dans certains postes de travail tels les métiers de la restauration, les blanchisseuses, les coiffeuses, les hôtesses de l’air, bref, l’ensemble des personnes qui travaillent à des postes associés à une position debout ou assise prolongée (3)(4).

Plusieurs études ont permis de faire un lien entre la fréquence et la gravité de la maladie veineuse d’une part, et certaines professions ou postes de travail d’autre part (5).

Certaines professions sont-elles à risque ? Est-il possible de diminuer ou de compenser ce risque ?

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