Contrairement à une idée reçue, la station debout n’est pas la seule à accélérer la maladie veineuse. Lorsque l’on est debout, la pression dans les veines augmente du fait de la hauteur. Mais on garde une certaine tonicité musculaire pour maintenir son équilibre.
Lorsque l’on est assis, la hauteur est certes moins importante, mais le relâchement musculaire est complet. Les veines ne sont plus du tout soutenues par les muscles qui les environnent. À ce moment, seule la tonicité de leurs parois les empêche de se dilater, et la respiration est le principal moteur au retour veineux. Cela concerne tous les métiers avec travail prolongé sur écran d’ordinateur, mais également les chauffeurs, les caissières, les hôtesses d’accueil, …
Ces situations non naturelles dans l’évolution de l’humain doivent amener les personnes dont les parois veineuses sont fragiles, à des mesures compensatoires : prise de phlébotoniques et port d’une contention.
Malgré tout, la qualité de la musculature au repos garde son importance. En effet, le muscle de joue pas uniquement un rôle lors de la marche quand il propulse le sang des veines vers le cœur à chaque contraction, mais également au repos. 80 % des veines des jambes se trouvent dans la masse musculaire. Ces muscles agissent comme un véritable soutien des parois des veines au repos. Si la paroi des veines est constitutionnellement fragile, le muscle agit comme une sorte de roue de secours. Un ensemble d’exercices musculaires peut être effectué au bureau, en position assise, associé à des mouvements respiratoires (en position assise, l’expiration profonde est le principal moteur du retour veineux).